<div class="fb-like" data-href="http://peupledesdunesentregor.com/" data-send="false" data-layout="button_count" data-width="200" data-show-faces="true" data-font="arial"></div>
Accueil > Peuple des dunes > Comprendre > Presse > La CAN défend son projet
Etude sur les emplois menacés

Une étude sur les emplois menacés par le projet a été effectuée par le collectif. Ce sont au minimum 158 emplois qui pourraient disparaitre ! Voir dans la rubrique Comprendre


Le journal "Le Monde"

publie un article sur le projet [http://www.lemonde.fr/planete/artic...]


Le reportage de France 2

au journal de 13 heures du 6 Mars 2013. Voir la vidéo



Pétition

Notre pétition a recueilli plus de 16000 signatures dont près de 14000 sur notre site internet. Merci à tous ceux qui supportent notre combat. Pour exprimer votre avis sur ce projet contribuez à notre blog





Presse

La CAN défend son projet


Texte de l’article Le Télégramme du 11 janvier 2012 à 07h30 Côtes-d’Armor Trégor. Extraction de sable : la CAN défend son projet

La Compagnie armoricaine de navigation veut exploiter le gisement Pointe d’Armor (4 km²), situé à 6 km des côtes de Trébeurden. (Photo archives Le Télégramme) Pointé par Le Peuple des dunes Trégor, le projet d’extraction de sable coquillier en baies de Lannion et de Morlaix interroge. Bernard Lenoir, le « Monsieur gisement » de la Compagnie armoricaine de navigation (Groupe Roullier), s’érige contre un mauvais procès. [+ Rapport de l’Ifremer]

  • Lire également > Trébeurden (22). Un collectif contre l’extraction de sable > Extraction de sable. Un Peuple des dunes Trégor voit le jour

Le Peuple des dunes Trégor vient d’écrire au préfet du Finistère. À l’instar de l’agglo et des treize communes riveraines de la baie de Lannion, le collectif s’oppose fermement à votre projet. Êtes-vous surpris ? C’est le rôle des associations et des élus de s’exprimer. Mais on ne comprend pas tout à fait la campagne et la pression médiatique qui s’amorcent. Je regrette le manque de dialogue préalable. Les maires ont d’abord dit non avant même de nous rencontrer. Ils ont motivé leur refus en invoquant les algues vertes. Pour eux, autoriser la production d’amendement pour l’agriculture n’est pas le meilleur moyen de lutter contre le phénomène. Ce raisonnement manque un peu de cohérence.

C’est-à-dire ? Le calcaire marin est toujours moins nocif que les engrais à dominante chimique. Compenser avec du calcaire terrestre, cela veut dire mettre quarante camions sur la route, direction Laval, là où, ici, un seul bateau de 1.000 t fait le travail. Sur le plan environnemental, ça ne tient pas.

Pourquoi chercher à exploiter ce gisement en particulier ? Ce n’est pas nous qui l’avons identifié mais les travaux duCNEXO, l’ancêtre d’Ifremer. Ce gisement est stratégique car, fin 2013, nous ne pourrons plus exploiter le maërl. Il nous faudra compenser par le sable coquillier. On ne demande pas mieux que d’aller ailleurs, mais encore faut-il trouver où ? Dire que l’on souhaite exploiter près des côtes par soucis d’économie est faux. Exploiter plus loin nous éviterait les objections du moment.

Le collectif estime les besoins de l’agriculture bretonne à moins de 100.000 m³ par an. Vous souhaitez en exploiter 330.000 m³... Les volumes que nous sollicitons sont un plafond. Je ne rentrerai pas dans la polémique de chiffres. Ce procès qui nous est fait de vouloir exporter notre production me surprend. La pêche bretonne est-elle uniquement destinée à la consommation régionale ? Le pétrole extrait au Moyen-Orient ne fait-il qu’alimenter le marché oriental ? Quant à dire, comme je l’ai entendu, qu’une partie du sable servirait au BTP, c’est à la fois une erreur et un mensonge. Le sable coquillier est un matériau calcaire et non siliceux. Il est inapproprié pour la construction !

Êtes-vous confiants pour la suite ? On ne traite pas l’opinion à la légère. On ne peut préjuger de l’avenir. Nous ne demandons pas un blanc-seing. Notre demande est motivée, nous sommes prêts à des aménagements et l’agriculture a besoin de sable coquillier. S’il ne vient pas d’ici, il viendra d’ailleurs. Avec des conséquences directes pour l’environnement, pour l’économie locale-les agriculteurs, notamment du côté de Roscoff (29), devront débourser plus pour se fournir en amendements - et pour l’emploi.

Un chantage à l’emploi ? Dire que la Compagnie armoricaine de navigation (29 salariés, NDLR) mettra la clé sous la porte n’est pas un chantage mais une conséquence. La décision que prendront ministères et services de l’État relèvera d’un choix politique et économique.

Un plan B ? Le plan B s’imposera de lui-même. Il s’agit de maintenir un gisement... Propos recueillis par Arnaud Morvan

- Réponse d’Alain Bidal, Président du collectif

- Permettez moi de répondre à votre article du Mercredi 11 janvier 2012 relatif à l’extraction de sable en baie de Lannion et intitulé « La CAN défend son projet ». Tout d’abord le représentant de la CAN, Mr Lenoir, nous accuse de lui faire un mauvais procès. Est-ce un mauvais procès que de défendre l’emploi des marins pêcheurs, des professionnels du tourisme et du nautisme, des plaisanciers et tous ceux qui profitent de nos côtes ? Est-ce un mauvais procès que de vouloir défendre la flore et la faune d’une zone si écologiquement sensible, sorte de « dent creuse » entre deux zones Natura 2000 ? Et puis, quand il parle de « l’incohérence des maires », je trouve qu’ils font preuve, au contraire, d’une belle cohérence en étant unanimes à condamner ce projet !
- Mais parlons donc au fond des arguments présentés par la CAN :

  • Mr Lenoir semble indiquer qu’il n’y aurait pas d’autre moyen d’amender les sols des agriculteurs maraîchers sauf à faire circuler des camions depuis Laval !! C’est un peu sommaire comme analyse et fait fi de la possibilité d’extraire à partir d’autres sites comme le suggèrent aussi bien l’Ifremer que la DREAL dans leurs rapports respectifs. C’est aussi faire fi d’autres types d’amendements comme la crépidule, le retraitement de coquilles etc..
  • Il est pour le moins bizarre que Mr Lenoir justifie le choix de ce site par les travaux du CNEXO il y a plusieurs dizaines d’années. L’avis de l’Ifremer, successeur du CNEXO, émis en 2011, n’est il pas beaucoup plus récent et crédible. Or cet avis est « très réservé ». Les Anglais imposent de ne pas extraire de sable à une profondeur de moins de 80 mètres. A cette profondeur il sera facile de trouver pleins d’autres sites et d’autant plus que Mr Lenoir nous explique que ce n’est pas par souci économique qu’il veut draguer si près de nos côtes !!
  • Quant à l’argument que la CAN serait légitime à extraire beaucoup plus que les besoins de l’agriculture Bretonne en se comparant aux pêcheurs bretons (qui apprécieront…) et aux émirs du moyen orient, elle oublie simplement de dire que ceux-ci, quand ils vendent leur poisson ou leur pétrole, ne le font pas au détriment de l’emploi de leurs concitoyens ou au prix du saccage de leur environnement
  • L’argument selon lequel le sable coquillier n’est pas utile pour la construction est sans doute vrai, mais ce qu’oublie de dire Mr Lenoir c’est que sous le sable coquiller, parfois à moins d’un mètre, se trouve du sable minéral utilisable pour le bâtiment et que la CAN s’est dite prête à exploiter également, même si elle gagne un peu moins d’argent à la tonne…
  • Nulle part Mr Lenoir ne mentionne qu’il n’y a aucune étude sérieuse de l’état initial de la dune. Comment alors mesurer par la suite l’impact sur la flore, la faune, les courants marins, l’ensablement des plages … des 8 millions de m3 qui seraient extraits pendant les 20 prochaines années si ce projet se faisait. Un état initial sérieux, fait selon le protocole Ifremer par une entité indépendante de la CAN, est une des premières demandes du collectif avant toute « concertation » éventuelle.
  • Enfin, sur l’emploi, le chantage de la CAN est un peu gros : Mr Lenoir parle de l’emploi des 29 personnes de la CAN (dont 23 marins) comme si la CAN n’exploitait rien d’autre, ne pouvait pas trouver d’autres sources de revenus ni se diversifier alors qu’elle fait partie d’un groupe de plus de 2000 personnes qui vient de supprimer sans état d’âme 28 emplois à Pontrieux. Surtout, la CAN ne fait aucun cas de l’emploi des pêcheurs des quartiers de Paimpol et de Morlaix. Plus de 60 marins pêcheurs qui passent plus de la moitié de leur temps de pêche dans la zone convoitée et dont c’est l’outil de travail. Et c’est sans compter les emplois dans le nautisme et le tourisme qui ne manqueront pas de disparaître même si c’est un peu plus lentement. Alors oui, que les services de l’Etat fassent un vrai choix économique ! Quant au caractère « politique » que devrait prendre ce choix d’après Mr Lenoir, j’avoue ne pas comprendre : le choix de préserver la baie de Lannion est il un choix « politique » ou Mr Lenoir fait il allusion aux appuis « politiques » que pourrait vouloir faire jouer le groupe Roullier dans ce dossier ?

Alain Bidal – Président du collectif « Le peuple des dunes en Trégor »




 
Création de sites internet : artcomedia.net