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Etude sur les emplois menacés

Une étude sur les emplois menacés par le projet a été effectuée par le collectif. Ce sont au minimum 158 emplois qui pourraient disparaitre ! Voir dans la rubrique Comprendre


Le journal "Le Monde"

publie un article sur le projet [http://www.lemonde.fr/planete/artic...]


Le reportage de France 2

au journal de 13 heures du 6 Mars 2013. Voir la vidéo



Pétition

Notre pétition a recueilli plus de 16000 signatures dont près de 14000 sur notre site internet. Merci à tous ceux qui supportent notre combat. Pour exprimer votre avis sur ce projet contribuez à notre blog





Comprendre

Nos arguments


Le projet d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion au profit de la CAN, actuellement en cours d’instruction, est dangereux pour l’environnement, fait l’objet d’un dossier incomplet et méprise l’avis des citoyens riverains.

  • Il est dangereux pour l’environnement  :

La dune hydraulique sur laquelle est envisagée l’extraction de sable est en effet un habitat privilégié de vie marine et en particulier du lançon. C’est d’après les pêcheurs professionnels le principal site de la région dans lequel ils se reproduisent et vivent. Or ces lançons sont l’alimentation de base de nombreux prédateurs(oiseaux, poissons, mammifères marins). Modifier leur habitat en prélevant du sable et en rejetant des eaux turbides (il faut aspirer et rejeter douze mètres cubes d’eau pour un mètre cube de sable…) est dangereux à plusieurs titres

  • Il est dangereux pour la faune et notamment les oiseaux (macareux, cormorans, fous de Bassan..) qui se nourrissent de lançons et mais aussi pour des espèces moins connues telles le puffin des Baléares qui séjourne en été en baie de Lannion. Compte tenu des courants, le nuage turbide s’échappera en outre vers les zones Natura 2000 proches et vers les zones où se nourrissent les oiseaux de la réserve des Sept Iles.
  • il est dangereux pour la pêche. Le lançon est aussi la base de la chaine alimentaire de bien d’autres poissons : le bar, le lieu jaune... La dune est également une zone ou l’on trouve des poissons plats (raies, barbues…). Verra t’on ces poissons disparaitre de nos eaux ? Les pêcheurs professionnels de la région estiment passer 50% de leur temps de pêche sur cette zone et certains ont déjà indiqué que, si ce projet se faisait, ils abandonneraient la pêche ou devrait déménager hors baie de Lannion. Veut on vraiment remplacer des emplois locaux de professionnels de la pêche qui font partie de la tradition de la Bretagne par quelques emplois non qualifiés de marchand de sable ?
  • il est dangereux pour le tourisme et le nautisme. La plage, la plaisance et la pêche amateur, l’exploration sous marine seront desservies par une activité industrielle à quelques kilomètres des côtes et qui fonctionnera 24/24 heures, créera une pollution lumineuse et sonore capable de dérouter pas seulement des oiseaux migrateurs... Veut on faire de cette zone un désert de sable minéral comme cela a été fait à Bréhat ? Pourquoi le projet passe t’il sous silence l’état catastrophique des zones qui connaissent des extractions similaires (ex : la Horaine) ? La modification des courants marins et l’impact sur l’ensablement des plages que pourrait entrainer ce projet sont aussi des risques bien peu évalués dans ce projet et dont l’expérience passée a montré qu’ils n’étaient pas négligeables.

- Le dossier est incomplet

Ce projet a fait l’objet d’une enquête publique en 2010 dont les recommandations ont été remises au préfet du Finistère dont dépend le site. Contre toute vraisemblance, à la lecture des commentaires du rapport, celui-ci a donné un avis favorable. Pas d’étude de l’état initial

  • Le document s’appuie sur des données bibliographiques anciennes (ex. CNEXO 1972), sur des modèles et des modèles basés eux-mêmes sur des modèles, qui sont contredits par des observations. Aucune étude sérieuse et récente de l’état actuel de la dune tant en termes de faune, de flore ,de courants n’a été effectuée. Ce point est d’ailleurs reconnu par le commissaire enquêteur qui recommande « l’établissement d’un état initial scientifiquement pertinent (état zéro du site). Quelles valeurs auront les mesures des incidences du projet, elles aussi recommandées par le commissaire enquêteur, (ce qui indique au passage qu’il reconnait qu’il y aura des « incidences »…) si l’on ne part pas d’un état initial rigoureux. Faute de cet état initial les autres recommandations sont inapplicables et semblent destinées plus à se donner bonne conscience qu’à réellement démontrer une préoccupation sérieuse pour l’environnement.
  • Des études d’impact peu sérieuses Les études d’impact présentées au dossier ont été financées par le futur exploitant lui-même et bien qu’ elles présentent de beaux graphiques sont peu convaincantes. Le commissaire enquêteur reconnait lui-même qu’elles ne sont pas consensuelles et minimisent les incidences négatives du projet.

D’autres solutions sont possibles :

  • Dragage plus loin en mer à plus grande profondeur là ou les impacts environnementaux seront négligeables
  • Autres sites possibles ou les incidences seraient moindres
  • Utilisation d’autres sources d’amendement (tangue, crépidule….)
  • En outre pourquoi vouloir extraire 400000 m3 s par an alors que les besoins en amendement de toute la Bretagne sont de l’ordre de 50000 m3 T à 100 000 m3 ? s’agit il d’octroyer à la CAN une rente à l’exportation pour augmenter ses profits ? Celle-ci pourrait bien alors adapter sa flotte (qui a déjà plus de 20 ans et doit être déjà bien amortie…) pour extraire en eaux plus profondes et moins sensibles écologiquement (et ainsi préserver les emplois qu’elle met en avant avec insistance, sans atteinte à l’environnement et sans menace pour les emplois locaux (pêche, nautisme, tourisme…). Les Anglais le font bien !!

- Ce projet méprise l’avis des citoyens riverains

  • Ce projet a reçu un avis défavorable de tous les élus de municipalités riveraines du site envisagé et d’un avis défavorable de la communautésd’agglomération Lannion trégor Agglomération qui souhaitent tous que toute la baie de Lannion soit classée Natura 2000
  • Toutes les associations de défense de l’environnement et le comité des pêches sont également opposées au projet
  • Dans les avis recueillis directement auprès de la population (1403 avis) par le commissaire enquêteur , parmi les seuls avis favorables (moins de 20%) celu ides marins de la CAN !!!
  • Mépris des préoccupations des riverains qui ont déjà manifesté publiquement leur opposition au projet alors que de façon systématique les intérêts du futur exploitant sont privilégiés.
  • Enfin les péripéties de ce projet laissent une drôle d’impression : rapports commandés par le préfet auquel on n’a pas accès, revirement des avis de certaines agences de l’Etat initialement défavorables au projet et qui changent soudainement d’avis, évocation de « compensations » promises par l’Etat suite à l’arrêt de l’exploitation du maerl, « dent creuse » opportunément située entre deux zones Natura 2000… comme si l’on avait déjà décidé à l’avance et que toutes ces études n’étaient faites que pour amuser la galerie. Si des engagements ont été pris par les pouvoirs publics envers la CAN ou d’autres, le minimum de respect des citoyens serait que ceux-ci soient rendus publics.

- Elus et Associations se retrouvent tous d’accord pour combattre un projet nuisible à l’environnement, qui détruira au moins autant d’emplois locaux dans la pêche et le tourisme qu’il n’en conservera chez l’exploitant, au mépris des populations et de leurs représentant élus. Ce projet vise encore une fois une baie de Lannion qui a déjà beaucoup donné en pollutions diverses, marées noires et marées vertes.




5 Messages de forum

  • Non à l’extraction...à cet endroit ! 12 janvier 2012 13:31, par magellan..1289

    Bonjour à tous,
    Il y a pénurie de sable, certes. (pour la fabrication du béton....pour les terres maraichères..). Arrêtez de détruire la nature pour remplacer par du béton...
    Arrêtez( le massacre de la faune ! Les hydrocarbures ne suffisent pas ?
    Si le site d’extraction est possible au large de ces dunes marines, pourquoi se rapprocher si près de la pointe de Lannion et de Natura 2000 et les 7 Iles ?
    Une extraction de sable côtière à 1km (si j’ai bien saisi) de la pointe de Lannion c’est bien trop proche ! Quelles catastrophes en vue encore ?...En plus de celle écologique et sociale !...Car à ne pas douter, il y a risque de submersion (entre autre)..Je ne pense pas que tout peut-être maitrisé par la CAN...Attention aux pourfendeurs du littoral...la nature va reprendre ses droits..

    Une citoyenne Bretonne
    Yolande.

    • Merci pour eux 22 janvier 2012 21:34, par manoocha

      Je suis toujours sidérée par l’ ignorance et la cupidité dont font preuve les requins, et dire qu’ on vit de la même mer. Puisse la co-naissance leur flasher le cœur que leurs cerveaux se ré-animent, je le souhaite. Mais peut on demander à un prédateur d’être végetarien...
      Certes non mais au moins qu’il aille jouer plus loin sans bousiller tout sur son passage, le remettre à sa place et qu’il se nourrisse de Prana.
      Inch’ Allah

    • Non à l’extraction...à cet endroit ! 14 avril 2012 20:18, par Brieuc

      L’entrée de lannion par la mer est rendue chaque année de plus en plus difficile. Nos bateaux talonnent. Le passage dans l’estran se referme. Quel serait le ou les contraintes de faire de l’extraction directement au niveau de l’estuaiare du Beg hent/ Yaudet. je me souviens d’un temps que les moins de vingts ans.......ou il y avait des sabliers à cet endroit.
      Merci de me repondre afin que je comprenne.

    • je crois que ... 19 avril 2012 07:57, par Etienne Bordenave

      Si j’en crois la carte fournie, la zone d’extraction est localisée à plus de 6 Km des côtes au nord-ouest du haut-fond du Crapaud par -30 m de fond. Je pense que l’extraction plus au large est impossible car les bateaux qui devraient opérer seraient trop grands pour les ports alentours ... de plus, le sable se déprécie beaucoup avec la distance (c’est un matériau très lourd, demandant beaucoup de carburant pour son transport).
      Pour ce qui est de l’écologie, effectivement une exploitation est dommageable. Mais elle est d’autant plus dommageable que la demande est forte. Pour les mêmes raisons que celles citées plus haut, le sable se transporte mal à terre, d’où la nécessité de trouver des gisements locaux.

  • Nos arguments 29 janvier 2012 12:14, par B35

    Bonjour,

    serait-il possible d’avoir les conclusions de la DREAL sur l’étude d’impact et du commissaire enquêteur suite à l’enquête publique ? Ces documents doivent être public, et consultable, normalement !

    De plus, réglementairement, même si le projet n’est pas dans le périmètre Natura 2000, il doit faire l’objet d’une étude d’incidence sur les sites situés à proximité. Cette étude d’incidence a t-elle été réalisée ?

    Cordialement,

 
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